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Revue de presse internationale

Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour, du lundi au vendredi à 13h24, heure de Paris.

Revue de presse internationale

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Les excuses et la honte du gouvernement britannique. Après la vague #MeToo et à l’heure de la libération de la parole, le nombre de poursuites judiciaires qui aboutissent ont drastiquement baissé outre-Manche, nous expliquent The Times et bien d'autres journaux. « Une chute vertigineuse », selon The Guardian et ce phénomène n’est malheureusement pas lié à la diminution du nombre de viols. Non, c’est « en raison des manquements de la police et des procureurs » que « des milliers de victimes ont été privées de justice », le gouvernement l’admet lui-même, rapporte The Independent.  C’est le résultat d’une « étude attendue depuis longtemps », et « les chiffres sont frappants », précise The Guardian : « Plus de 52 200 viols ont été enregistrés en Angleterre et au Pays de Galles en 2020, mais seuls 843 ont donné lieu à une inculpation à la fin de l'année ». Autrement dit, « seuls 1,6 % des viols enregistrés par la police l'année dernière ont fait l'objet de poursuites abouties, résume le quotidien britannique, soit la proportion la plus faible de tous les crimes ». Et encore, « il ne s'agit que des affaires qui sont portées devant les tribunaux, souligne plus loin un billet d'opinion, car certaines femmes abandonnent le système, et beaucoup ne portent pas plainte du tout. Les obstacles sont particulièrement importants, apprend-on, pour les personnes les plus mal desservies par la justice, comme les femmes noires, les femmes appartenant à des minorités, les femmes sourdes et handicapées notamment ». Une réforme annoncée par le gouvernement Problème saisi par la secrétaire d'État à l'Intérieur Priti Patel, par le secrétaire d'État à la Justice Robert Buckland, et par Michael Ellis, le procureur général. Tous les trois ont publié une déclaration commune nous dit The Daily Telegraph. C'est là qu'ils ont présenté leurs excuses, fait part de leur honte face à cette tendance et c'est là qu'ils ont présenté leur réponse à cette problématique. Ils ont promis « une refonte du système pour augmenter les poursuites et améliorer l'accompagnement des victimes ». Par exemple, désormais, « la police devra se concentrer sur l'auteur des faits plutôt que sur la crédibilité » de la personne qui porte plainte. Et « pour la première fois, explique The Times, la police et les procureurs seront désormais notés sur la manière dont ils traitent les affaires de viol. » Des « fiches d'évaluation » seront ainsi publiées tous les six mois, « pour montrer les performances de chaque partie du système de justice pénale en Angleterre et au Pays de Galles. » Des mots et des promesses, analyse une association de défense des victimes dans The Guardian. Des mots qui doivent maintenant être « assortis de ressources », de moyens selon cette association qui déplore que le gouvernement n'en ait pas réellement fait mention.  Climat : la Belgique rattrapée par la justice Après le gouvernement allemand, rattrapé par la justice de son pays pour son manque d'ambitions sur le climat, au tour de la Belgique. « La justice fustige la Belgique », c'est à lire en Une du journal Le Soir. « La Belgique jugée coupable de négligence climatique » titre L’Écho. De son côté, le quotidien revient sur les « interminables années de procédure » qui ont abouti à ce jugement devant le tribunal de 1ère instance de Bruxelles. C'est une association, l'ASBL Affaire Climat (Klimaatzaak), qui avait porté plainte contre l'État en 2014. Et elle a finalement obtenu gain de cause. Verdict, développe L'Écho : eh bien, oui, « la Belgique se rend coupable d'atteinte aux droits fondamentaux, parce qu'elle ne prend pas toutes les mesures pour prévenir les effets du changement climatique ». En somme, rebondit Le Soir, le tribunal a jugé qu'« en n'agissant pas assez pour le climat, le gouvernement fédéral et les trois Régions violent le Code civil et la Convention des droits de l'homme. »C’est donc « un jugement sévère, analyse La Libre Belgique, mais qui laisse néanmoins un goût de trop peu ». Car « la justice donne raison à l’ASBL Klimaatzaak, mais elle estime qu’elle ne peut imposer des objectifs plus contraignants aux autorités », déplore le quotidien belge. C’est pourtant ce que réclamait l’association.  « L’appel du 18 juin libanais » Un appel lancé par L’Orient-Le Jour. « Il y a 81 ans, jour pour jour, Charles de Gaulle lançait, depuis Londres, son appel à la résistance. La France était en guerre », se rappelle le journal. Et, depuis Beyrouth aujourd’hui, son édito remet cet appel au goût du jour, à la lumière de l’actualité. « 18 juin 2021, le Liban est en guerre, écrit ainsi L’Orient-le-Jour, en guerre contre une xlcasse politique corrompue, mafieuse et criminelle », lit-on. « Une xlcasse politique composée du club des six, de leurs complices et de leurs supporters. Une xlcasse politique qui s’applique à faire mourir tout un peuple. À l’humilier chaque jour qui passe. À l’empêcher de vivre, de survivre quasiment ».  Une seule conclusion s'impose donc pour l'édito de l'Orient-LeJour. Oui, « le Liban est en guerre et seule la résistance pourra le sortir de cet enfer dans lequel il est plongé depuis de longs mois ». Une résistance « pacifiste » évidemment, qui passe notamment par des manifestations ou par un vote « en masse » aux élections. « Toutes les élections, estime l'auteur, celles du Parlement, des municipalités, des syndicats des universités... Pour évincer cette mafia de tous les pouvoirs », lit-on encore. « Même si la colère gronde », la résistance doit être intelligente. « Le destin du Liban est là », conclut L'Orient-Le Jour.



Une photo est en première page de la plupart des journaux.  C’est évidemment celle de la poignée de main ou au moins de la rencontre entre Vladimir Poutine et Joe Biden hier à Genève. Le président russe et son homologue américain se sont parlés pendant trois heures, un peu moins que prévu, sur les bords du lac Léman. Un peu comme si les deux hommes n’avaient pas plus à se dire que ce qu’ils avaient prévu. En fait, nous explique le New York Times, aucune grande décision n’a été annoncée au cours des deux conférences de presse séparées qui ont suivi cette rencontre. Tout juste a-t-il été décidé que les deux ambassadeurs russe et américain, rappelés depuis des mois, reprendraient leurs postes. Les deux hommes se sont également mis d’accord pour laisser des experts discuter des questions stratégiques et des cyberattaques.  Pour le Washington Post, ces maigres résultats sont plutôt positifs, et s’ils sont vus comme cela, c’est que les attentes étaient faibles, voire pessimistes. Au contraire, peut-on lire dans le New York Times, ce qu’il reste à la fin, c’est une forme d’optimisme têtu de Joe Biden, malgré les constats de désaccord sur de nombreux sujets. Vladimir Poutine a fait du Vladimir Poutine en niant les accusations de cyberattaques des hackers russes vers les États-Unis et en affirmant que la situation des droits humains est pire aux États-Unis qu’en Russie, prenant en exemple les poursuites contre les émeutiers du 6 janvier dernier au Capitole. Ce sommet est très commenté en dehors des deux pays concernés Le Global Times, organe de communication du Parti communiste chinois, expliquait depuis plusieurs jours que les États-Unis voulaient faire baisser la tension avec la Russie pour se consacrer à leur duel ou leur rivalité avec la Chine. Mais dans son éditorial du jour, le Global Times explique qu’il pourrait y avoir une stabilisation pendant une courte période, mais que si les États-Unis ne changent pas leur attitude envers la Russie et s’ils continuent d’exiger que la Russie se conforme aux règles post guerre froide édictées par l’ouest, alors il y aura encore des hauts et des bas.  Le Guardian explique que Joe Biden n’a pas dit autre chose, expliquant qu’il se préoccupe surtout des intérêts américains. Son homologue russe expliquant pour sa part que même s’il n’y avait pas d’hostilité, il s’agit d’une relation avant tout pragmatique.  Autre sujet qui préoccupe toujours la presse internationale, la pandémie de Covid-19 Et notamment en Asie. Le Japan Times s’inquiète. Et publie un long article pour expliquer les pays d’Asie, champions de la lutte contre la pandémie, sont encore très loin de la ligne d’arrivée. Ces pays, de la Chine à la Nouvelle-Zélande, cités en exemple dans leur contrôle de la propagation du virus depuis plusieurs mois, commencent à voir l’Amérique, qui a vu la mort de 600 000 personnes, remplir des stades de personnes vaccinées alors que les restrictions sont toujours en cours chez eux. Le Japon attend avec inquiétude les Jeux olympiques qui vont commencer à la fin du mois de juillet. La Chine a dû refermer certaines villes en raison de la diffusion du variant delta. Idem en Australie où les restrictions sont toujours en cours. Et la tolérance à ces restrictions commence à se réduire après un an et demi, au moins dans les démocraties. Pour le dire simplement, les gens en ont assez et ils ne voient pas l’horizon se dégager. Le point commun de nombreux pays d’Asie et d’Océanie, c’est que des centaines de millions de personnes attendent encore d’être vaccinées et que les campagnes commencent à peine. Le Japan Times souligne par exemple que le Japon commence tout juste à vacciner les moins de 65 ans.  En Chine, plus de 900 millions de doses des vaccins locaux ont été administrées. Mais à Hong Kong, le South China Morning Post publie une série d’articles sur les plans de la Chine pour rouvrir ses frontières, fermées depuis plus d’un an et demi. Le pays se demande si sa stratégie de tolérance zéro va pouvoir continuer avec la même efficacité qui a fait la fierté du pays.  Une autre fierté chinoise, c’est le programme spatial  Alors que le Français Thomas Pesquet effectuait hier la première sortie extra-véhiculaire de sa mission dans la Station spatiale internationale, trois astronautes chinois ont été envoyés dans l’espace par une fusée Longue Marche pour rejoindre la station spatiale chinoise pendant trois mois. Il s’agit du premier vol habité chinois depuis cinq ans, et le Global Times donne tous les détails, avec la vidéo du lancement effectué dans le désert de Gobi et la description complète de la mission. Le Guardian explique cette médiatisation par le prestige énorme de l’événement, quelques jours avant le centième anniversaire du parti communiste chinois. Les autorités affichent donc une grande confiance selon le journal britannique, qui souligne que la durée de vie attendue de la station spatiale chinoise, 10 ans, pourrait bien excéder celle de l’ISS, prévue pour durer jusqu’en 2024 ou au mieux 2028.



Cette rencontre va durer quatre à cinq heures et se déroule dans une villa qui avait déjà accueilli la première rencontre Reagan-Gorbatchev en 1985. C’est un format réduit : chefs d’États et ministres des Affaires étrangères, ce qui est la garantie d’un dialogue assez direct. Pour autant, écrit le Washington Post, il n’y a pas grand-chose à attendre de ce sommet. D’ailleurs, le journal souligne qu’il n’y aura pas de conférence de presse commune à la fin, ce qui montre que les points d’accord ne sont pas nombreux et que l’objectif n’est pas de mettre en scène une remise à zéro des relations comme avec Barack Obama ou une forme d’entente comme avec Donald Trump. Les sujets qui fâchent sont connus : cyberattaques, ingérence russe dans les élections américaines, droits de l’homme et Ukraine, et ils ne devraient pas changer. Mais l’objectif, d’un côté comme de l’autre, c’est d’arriver à une relation qui, à défaut d’être bonne, serait stable et prévisible. Pour le spécialiste russe des relations internationales Maxim Soutchkov, interrogé par le quotidien suisse Le Temps, les États-Unis souhaitent que la Russie n’interfère pas trop dans leur rivalité avec la Chine. La Chine, c’est l’éléphant dans la pièce de cette rencontre.  Le Soir de Bruxelles interroge un autre spécialiste des relations internationales, américain celui-ci, Robert Kaplan. Pour lui, ce sommet est l’occasion pour la Russie d’être traitée en égale des États-Unis, mais aussi d’envoyer un message à la Chine dont l’expansionnisme économique et politique l’amène à s’implanter dans des pays proches de la Russie. Ça, le Global Times l’a bien perçu. Dans un article en forme d’éditorial, l’organe de communication du parti communiste chinois vante la force des liens entre Moscou et Pékin. Il s’appuie notamment sur une interview accordée en amont du sommet par Vladimir Poutine à la chaîne américaine NBC dans laquelle le leader russe explique que les relations avec la Chine sont à un niveau de confiance et de coopération inégalé dans tous les domaines et qu’il est très satisfait du partenariat avec son voisin.  Des déclarations très appréciées à Pékin où le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cité par le Global Times, a déclaré : « La Chine et la Russie sont unies comme des montagnes et leur amitié est indestructible ». On reste en Asie, mais on part au Japon Le pays, pas en avance sur la vaccination, s’apprête à ouvrir les injections aux 18-64 ans. Tout cela se passe à quelques semaines de l’ouverture des jeux olympiques de Tokyo, pour lesquels on apprend qu’une jauge de 10 000 spectateurs, tous japonais, pourrait être admise dans les stades. Mais surtout le Japan Times nous apprend que les organisateurs travaillent sur la troisième version des règles liées à la pandémie de Covid-19. Il est prévu que les athlètes subiront chaque jour des tests salivaires, qui en cas de test positif, mèneront à des tests PCR. Parmi les règles mises en place, il y aura aussi l’obligation de porter le masque dans plusieurs circonstances dont les remises de médailles.  Le non-respect des règles pourrait conduire à l’interdiction de participer aux épreuves, à des amendes dont le montant n’est pas précisé, un retrait d’accréditation, voire une expulsion pure et simple du territoire japonais.  Le journal australien The Australian note aussi qu’il est demandé aux athlètes de regagner leur pays dès la fin de leurs épreuves sans attendre la fin des Jeux. The Australian s’inquiète pour les nageurs, la natation est un sport très important pour le pays, les épreuves étant concentrées en première semaine, laissant aux nageurs la possibilité, dont ils ne se privent pas selon la rumeur publique, de faire la fête pendant la deuxième semaine. Rappelons qu’il y a quelques jours, la presse japonaise annonçait que comme c’est de tradition, des dizaines de milliers de préservatifs seraient distribués dans le village olympique, mais que les organisateurs demandaient, pour des raisons sanitaires, qu’ils ne soient pas utilisés sur place, mais au retour au pays.  Du sport encore, après la victoire de la France contre l’Allemagne pour le premier match des deux équipes à l’Euro.  Die Welt laisse une large place au match et à ses à-côtés, et on vous laisse découvrir la déception allemande. Mais il est recommandé d’aller lire l’analyse de la rencontre dans Le Soir de Bruxelles. Le titre indique sobrement que la France assume son statut de favori, statut également revendiqué par la Belgique. On peut y lire que la possession allemande a été stérile et que sans être toujours brillants, les Français se sont montrés compacts et létaux défensivement. Et qu’ils sont même peut-être encore plus costauds, plus compacts et plus mûrs qu’il y a trois ans, quand la France avait battu la Belgique en demi-finale du mondial russe dans un match qu’une partie de la Belgique n’a manifestement toujours pas oublié et digéré.



Et le sommet de l’Otan hier à Bruxelles. La presse mondiale note comment la Russie, dont le président Vladimir Poutine va rencontrer Joe Biden demain à Genève, se retrouve en tête des préoccupations de l’alliance atlantique. Mais ce que retiennent surtout les journaux, c’est la manière dont la Chine remonte dans la liste de ce que les membres de l’Otan voient comme un problème. Même si le secrétaire général de l’organisation Jens Stoltenberg précise que le pays n’est pas qualifié d’ennemi ou d’adversaire, le communiqué final parle bien de défi systémique et des questions de sécurité posées par le développement militaire de la Chine. Le Washington Post y voit un succès de Joe Biden alors que certains membres européens de l’Otan, notamment ceux qui entretiennent des liens économiques avec Pékin comme la France ou l’Allemagne semblaient plus prudents à ce sujet.  Cela ne manque pas de faire réagir en Chine Le Global Times, journal officiel du Parti communiste chinois reprend la réaction de la mission chinoise auprès de l’union européenne qui note que le budget militaire chinois ne représente que 1,3% du PIB, soit bien moins que ce qui se pratique dans les pays de l’Otan et que la Chine possède presque vingt fois moins de têtes nucléaires que l’alliance atlantique. Et de nier que la Chine pose un défi systémique tout en indiquant que le pays ne restera pas assis sans rien faire si un défi de cette nature lui était posé.  Le China Daily, journal qui appartient à l’État, mais sans en être l’organe de communication officiel explique dans ses pages opinions qu’en imposant à la Chine le rôle d’ennemi imaginaire l’Otan va à l’encontre des intérêts du monde, y compris ceux de ses propres membres.  La tournée de Joe Biden se poursuit aujourd’hui, toujours à Bruxelles, par une rencontre avec les dirigeants européens Ursula von der Leyen, la présidente de la commission, et Charles Michel, président du Conseil, vont pouvoir discuter des sujets en cours avec un président américain qui arrive avec les idées de Trump dans ses bagages peut-on lire dans Die Welt. Le quotidien allemand dresse la liste des sujets de discussion. Et ils sont nombreux. Il y a la défense et la Chine dont on a déjà largement parlé. Mais il y a aussi le commerce. Les conflits dans ce domaine persistent, notamment dans les secteurs aéronautiques et automobiles et rien ne dit que des solutions rapides sont possibles. Il y a aussi le partage des doses de vaccins et la levée des brevets qui divisent les États-Unis et l’Europe.  Et puis il y a aussi la réouverture des frontières et la liberté de circuler alors que la pandémie semble en recul dans les pays occidentaux. Les Américains vaccinés sont de nouveau autorisés à venir en Europe, mais la réciproque n’est toujours pas vraie, et les signaux en provenance de Washington ne laissent pas espérer un changement à court terme écrit le journal d’outre-Rhin.  La presse britannique, elle, revient largement sur la décision de Boris Johnson de différer de quatre semaines la levée des dernières restrictions liées à la pandémie C’était attendu, mais évidemment ça ne fait pas plaisir. « Serons-nous un jour enfin libres ? » se demande en Une le tabloïd The Sun, journal le plus vendu de Grande-Bretagne et propriété du magnat Rupert Murdoch. Le Times, qui appartient au même patron ainsi que le Guardian et l’Independent, donnent l’explication de cette décision du Premier ministre : la part croissante du variant delta (anciennement appelé variant indien) dans des contaminations qui remontent alors que la vaccination est l’une des plus avancées. Il s’agit de se donner le temps de poursuivre et de multiplier les injections. Boris Johnson explique que des milliers de vies pourraient être sauvées. La liberté, la vraie, en Grande-Bretagne, ce ne sera donc pas avant le 19 juillet. À moins que non, s’alarme en Une le Daily Telegraph, quotidien conservateur qui s’inquiète du refus de Boris Johnson de garantir qu’il n’y aura pas d’autre report.  Enfin un débat sur les impôts des milliardaires Cela vous étonnera ou pas, mais c’est dans la presse suisse. Après les révélations des derniers jours sur le très faible montant payés par les 25 américains les plus riches. Le quotidien Le Temps se demande si l’on doit divulguer le montant des impôts des milliardaires et invitent deux de ses journalistes à croiser le fer à ce sujet. Entre décisions salutaires pour la démocratie et fausse idée de la justice fiscale, vous pouvez découvrir leurs arguments sur le site du journal. 



Le président américain Joe Biden a appelé les démocraties à s’unir, et à se rallier à son panache blanc, disons-le, pour s’opposer aux autocraties. La Russie, bien sûr, et on en reparlera mercredi à l’occasion de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Genève, mais aussi la Chine. Le New York Times et le Washington Post détaillent les reproches adressés à Pékin dans le communiqué final. Il y a la répression contre les musulmans ouïgours au Xinjiang et les attaques contre les militants pro-démocraties de Hong Kong, mais il y a aussi l’agressivité chinoise dans l’espace maritime proche ou plus éloigné. À ce titre, le Japan Times souligne que le G7 a réaffirmé son soutien à la vision japonaise sur la question de Taïwan, toujours considérée à Pékin comme une partie de la Chine, laquelle n’exclut pas l’usage de la force pour faire rentrer l’île nationaliste dans le rang. Dans la même veine, le quotidien australien The Australian affirme que le G7 sur ces questions, s’est carrément rallié au discours du Premier ministre australien Scott Morrison, même s’il reconnaît quelques différences, notamment avec les pays comme la France ou l’Allemagne, qui ont moins d’intérêts dans la zone indo-pacifique et des relations commerciales plus serrées avec la Chine. Des critiques venues de Chine Le South China Morning Post souligne lui aussi ces nuances entre pays du G7 et sans surprise, le quotidien de Hong Kong reprend à son compte les critiques formulées par le gouvernement chinois. « Le temps où un petit groupe de pays dirigeait le monde est révolu depuis longtemps », peut-on notamment lire. Le journal insiste notamment sur le plan du G7 pour les infrastructures, l’un des dossiers prioritaires de Joe Biden en politique intérieure et qu’il pousse aussi au plan international. Le but avoué, c’est de contrer l’initiative chinoise dite des nouvelles routes de la soie. Le South China Morning Post se plaît à souligner que le plan du G7 inspiré par Joe Biden reste assez nébuleux, notamment en termes de projets concrets et surtout de montant d’investissement avancé, affirmant, non sans raison, que ce projet est bien moins avancé que celui proposé par Xi Jinping. Poursuite du marathon diplomatique de Joe Biden à Bruxelles Le sommet des dirigeants de l’Otan se tient ce lundi, avant une journée de demain consacrée à une rencontre avec les dirigeants de l’Union européenne. Le quotidien belge Le Soir fait la liste des sites sensibles à éviter dans la capitale belge, où Joe Biden est arrivé hier soir pour une visite qui va durer 42 heures. Mais c’est surtout le journal suisse Le Temps qui détaille les enjeux de ce sommet de l’Alliance atlantique. Une mise au point paraît nécessaire. Le dernier document stratégique date de 2010 et il s’est passé beaucoup de choses depuis. D’abord, Donald Trump, obsédé par le fait que les Européens paient leur juste part dans leur défense, avait aussi qualifié l’Alliance d’obsolète et manifestement s’en est désintéressé. C’est entre autres ce qui a fait dire ensuite à Emmanuel Macron que l’Otan était en état de « mort cérébrale », poussant notamment à repenser la stratégie dans un projet à l’horizon 2030 sur lequel va s’appuyer le secrétaire général Jens Stoltenberg. Pour Joe Biden, la question est en effet moins économique, même si cette dimension est importance, que géopolitique. Pour le quotidien suisse, l’articulation de la défense de l’Europe entre l’Otan et donc les États-Unis et une défense européenne appelée de leurs vœux par certains dirigeants européens est cruciale au moment où les sujets de friction avec la Russie se multiplient, notamment sur la question ukrainienne. Naftali Bennett, nouveau Premier ministre israélien Naftali Bennett, 49 ans et qui a vécu aux États-Unis avant de se lancer dans les affaires puis en politique, est à la tête d’un petit parti de droite nationaliste. Son portait et son parcours pour le moins sinueux est longuement dressé par le quotidien de centre gauche israélien Haaretz. Naftali Bennett se retrouve à la tête d’une coalition hétéroclite de huit formations politiques parmi lesquelles un parti islamiste représentants les Arabes israéliens, des formations d’extrême droite et le parti plutôt centriste de Yaïr Lapid, Premier ministre d’alternance avant la formation du gouvernement de Naftali Bennett, auquel il doit succéder dans deux ans. Un attelage qualifié d’improbable par le quotidien britannique le Guardian, qui explique que cette coalition met fin à 12 ans de règne de Benyamin Netanyahu, dont les deux dernières années ont été marquées par la crise politique sur fond d’inculpation pour corruption. À 71 ans, celui-ci ne s’avoue pas vaincu et il s’assoit désormais dans le fauteuil de chef de l’opposition avec la ferme intention de revenir le plus vite possible aux affaires. Euro de football : une frayeur et des départs en flèche Après l’effroi du malaise et du sauvetage du Danois Christian Eriksen, c’est le bilan d’un premier week-end de compétition à l’Euro 2021. Plusieurs quotidiens se félicitent de l’entrée en lice de leur équipe nationale avec une certaine confiance. L’équipe d’Angleterre fait la Une de tous les journaux du pays après sa victoire face à la Croatie dans son premier match. Les journaux parlent de « Flying start », un départ en flèche. Confiance aussi en Belgique. Après la victoire convaincante des Diables rouges contre la Russie à Saint-Pétersbourg, Le Soir voit la sélection sur du velours d’ici à la fin du premier tour.



C’est le grand dossier à l’ordre du jour aujourd’hui en Cornouailles, où s’ouvre le sommet des leaders des pays riches, « les dirigeants du G7 s’engagent à fournir 1 milliard de doses de vaccin aux pays les plus pauvres », titre le Financial Times qui souligne que cette « initiative est une réponse aux critiques selon lesquelles les nations riches ont accaparé la majeure partie des doses de vaccins ». « C’est une étape historique dans la lutte contre la pandémie », fait valoir de son côté le Japan Times qui reprend ainsi les mots du président Biden, le quotidien japonais qui détaille « les 500 millions de doses promises par les États-Unis auxquels s’ajoutent 100 millions offertes par le Royaume-Uni », les autres pays du G7 devraient compléter cette offre pour atteindre le milliard de doses « et ainsi couvrir 80 % de la population adulte mondiale ». C’est en tous cas l’objectif. Une générosité vaccinale encore insuffisante Pour les organisations humanitaires et les défenseurs des droits de l’homme « le compte n’y est pas », explique le Guardian qui met en avant que ce milliard de doses est bienvenu, mais « ne répond pas aux problèmes structurels auxquels sont confrontés les pays à faible revenu pour assurer un approvisionnement régulier en vaccin », il faudrait, selon ces organisations, au moins « 11 milliards de vaccins », pour répondre aux besoins. Le quotidien britannique qui met également en avant que, selon l’OMS, « seuls 2 % des Africains ont reçu une dose, sur une population de 1,3 milliard » et ce, ajoute de son côté le New York Times « alors que certaines nations riches ont déjà vacciné la majorité de leur population ». Un constat partagé par le Washington Post qui explique « l’aide américaine et les 500 millions de doses promises » est « un signe d’empathie bien nécessaire pour les millions de personnes menacées par la pandémie », mais que c’est également « un acompte important versé par Biden, explique le Post pour restaurer le leadership américain dans un monde qui en doute ». Un premier sommet extraordinaire, en présentiel depuis la pandémie « Un sommet extraordinaire à bien des égards », explique le Guardian qui révèle les « règles sanitaires drastiques », qui doivent être observées au cours des trois prochains jours. Notamment l’obligation pour tous, -dit le quotidien « du plus petit fonctionnaire aux chefs d’État de passer des tests quotidiens de dépistage du Covid-19, de porter des masques en réunion ou bien encore de ne pas être plus de 6 à table pour les repas »... Un vrai souci pour un sommet à 7 mais le Cabinet Office est formel, précise le Guardian « les règles seront suivies ». À table justement, où les hôtes britanniques serviront à leurs invités « le meilleur de leur gastronomie », écrit The Age, le quotidien australien qui détaille « des coquilles Saint-Jacques de l’aloyau grillé et homards aux poireaux caramélisés », pour le dîner de samedi avec également des guimauves grillées sur un feu de camp sur la plage de Carbis Bay. Le tout arrosé de « Shiraz australien », s’enorgueillit The Age, qui souligne que cela est également un acte de solidarité politique contre la Chine qui a banni les vins australiens. Au Japon, le gouvernement rectifie le tir sur le traçage des journalistes Une nouvelle qui avait causé quelque émoi parmi les délégations étrangères, le gouvernement japonais a donc du préciser sa pensée « les journalistes, les athlètes et les officiels étrangers seront bien tracés le GPS de leur téléphone », mais« pas en temps réel », souligne le Japan Times « pas question de surveiller les allées et venues des étrangers mais de retracer leurs mouvements rétroactivement au cas où des infections au Covid-19 seraient confirmées ». Interrogations sur l’état de santé de de Kim Jong-un Des interrogations soulevées par des photos récentes publiées par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, où l’on aperçoit un leader nord-coréen aminci, loin de l’image replète qu’on lui connaît habituellement, explique le Guardian qui à l’instar de nombreux quotidiens s’interrogent sur cette perte de poids, en relevant que Kim 37 ans, est un gros fumeur, que son poids l’an passé flirtait avec les quelque 140 kilos. « Peut-être qu’il a décidé de perdre du poids pour améliorer sa position dans le pays, qui est confronté à des pénuries alimentaires ? », s’interroge un média sud-coréen. Le Guardian rappelle que la santé de Kim est une source fréquente de spéculation, et qu’il disparaît souvent « comme au printemps dernier », avant de réapparaître « apparemment en bonne santé ». 



Avec l’interdiction en Russie des groupes liés à l’opposant Navalny « Poutine envoie un message clair à Biden », titre le New York Times qui explique que cette décision « prise une semaine seulement avant leur sommet », est le signal que « le président russe ne tolérera aucune discussion, aucune ingérence dans les affaires intérieures de son pays ». Et voilà qui « fait monter les enjeux », de la rencontre en tête à tête prévue mercredi prochain en Suisse entre les deux présidents, ajoute le quotidien américain, « alors que Joe Biden a promis de dire son fait au président Poutine » et « de s’opposer notamment aux violations des droits de l’homme en Russie ». Alors qu’il s’en vient précisément pour convaincre ses alliés européens de la nécessité de contenir les régimes autocrates comme la Russie, Biden ne va pas avoir la tâche facile avec Poutine, note de son côté le Washington Post qui souligne « que le président russe est très rusé, un survivant politique dont l’ancienneté au pouvoir approche celle de Biden ». Comme Washington, l’Union européenne a en tout cas « fermement condamné la décision de la justice russe », d’interdire l’organisation de Navalny, souligne dans son ensemble la presse américaine en ligne ce matin « une décision infondée », pour les Européens, « particulièrement inquiétante », selon les Américains. Brexit et Irlande du Nord au cœur du premier entretien Biden - Johnson Un premier tête-à-tête qui s’annonce compliqué, explique la presse britannique dans un contexte brouillé par le dossier du Brexit et notamment « l’impasse sur la mise en œuvre du protocole nord-irlandais entre Bruxelles et Londres », souligne le Financial Times qui indique « que le président Biden va faire pression sur Boris Johnson pour qu’il travaille au règlement de ce conflit avec l’Union européenne ». « Joe Biden va se positionner comme le maître d’école qui doit rabibocher d’anciens camarades quitte à taper sur les doigts », explique également de son côté Le Soir, le quotidien belge qui souligne « que Biden ne permettra pas (en tout cas) que la paix en Irlande du Nord, la patrie de ses ancêtres ne devienne “une victime du Brexit” ». « La guerre des saucisses », comme l’appelle la presse britannique doit donc cesser, « Londres et Bruxelles doivent trouver un compromis sur les contrôles des produits britanniques carnés arrivant en Irlande du Nord », martèle le Daily Mirror. À défaut, fait valoir Le Soir « les États-Unis pourraient de leur côté menacer de bloquer tout accord commercial avec Londres ».  Le riz basmati sème encore la discorde entre l’Inde et le Pakistan « L’Inde et le Pakistan portent la bataille du riz basmati devant l’Union européenne », titre le Malta Times qui rapporte que « l’Inde veut la propriété exclusive de l’appellation Basmati sur le marché européen déclenchant ainsi un conflit qui pourrait porter un coup majeur à la position du Pakistan ». Des années que dure ce conflit entre les deux puissances ennemies, seules productrices au monde de ce riz parfumé. Et l’éditorialiste du quotidien pakistanais Dawn d’appeler le gouvernement à agir vite « en vue d’un compromis avec le voisin indien », pour défendre un marché « d’exportation vital », avec 35 % de part de marché, le Pakistan exporte pour « près de 1 milliard de dollars de riz basmati », dans le monde. JO de Tokyo : la presse étrangère tracée pas à pas, via le GPS Le Asahi Shimbun rapporte que « les autorités japonaises prévoient de surveiller strictement les déplacements des médias étrangers en utilisant le GPS pour suivre leurs smartphones ». Les autorités espèrent ainsi « empêcher les journalistes de se rendre dans des endroits où ils ne sont pas inscrits à l’avance - note le quotidien japonais - et ce, pour limiter la propagation du Covid ». Les téléphones des journalistes seront ainsi suivis « pendant deux semaines, à compter de leur arrivée au Japon », précise le Asahi Shimbun. La grande aventure culinaire des 15 éléphants qui traversent la Chine Déjà plus de 500 km parcourus pour ces éléphants qui sont devenus de véritables stars des médias sociaux dans le monde entier, mais qui au fil de leur voyage et « de leurs rencontres avec les humains », prennent de curieuses et dangereuses habitudes souligne le Wall Street Journal, qui rapporte que dans les villes traversées « au lieu de l’herbe et des arbustes plus difficiles à trouver, les éléphants ont pris goût aux réserves de maïs, de canne à sucre et même d’alcool », autant de réserves qu’ils pillent avec délice. « Pour eux, c’est comme un grand magasin de bonbons », explique une zoologiste pour qui « lorsqu’ils sentent de l’alcool ils cherchent en fait le fruit dont il est fait ». « Un éléphanteau s’est ainsi évanoui après avoir absorbé un alcool fermenté, - raconte encore le quotidien américain, il n’a pu rejoindre son troupeau que le lendemain ».



« Biden vient dire à l'Europe de se ressaisir dans la course à la suprématie mondiale qui s'annonce avec Pékin », explique le Guardian qui met en avant que « les États-Unis risquent d'être supplantés par la Chine en tant que première puissance mondiale d'ici quelques décennies, et que pour Washington cette idée est tout simplement consternante ». Analyse partagée par le Times qui souligne de son côté que « Joe Biden fera notamment pression pour réorienter L'Otan, l'alliance atlantique, de ses attributions européennes traditionnelles – vers la lutte contre les cyber-menaces et une Chine de plus en plus agressive ». Puissance financière, puissance militaire, « la Chine doit être contenue au plus vite » explique de son côté The Australian « alors que la menace de conflit dans la région indo-pacifique est croissante », s'inquiète le quotidien de Sydney. La presse américaine rapporte de son côté que le président Biden s'envole pour l'Europe juste après « l'adoption par le Sénat américain d'un plan de près de 200 milliards de dollars pour faire face à la rivalité de la Chine, notamment dans des secteurs clefs comme les nouvelles technologies ». Reste à savoir « si les Européens ressentent vraiment l'urgence des États-Unis à contenir la Chine », souligne encore le Guardian qui note que malgré les critiques européennes sur les violations des droits de l'homme, l'Europe reste le « premier partenaire commercial de Pékin ». Une offensive américaine fustigée par la presse chinoise  À l'instar du gouvernement de Pékin, la presse d'État chinoise fustige « l'égocentrisme paranoïaque des États-Unis ». « Le G7 ne servira à rien », tranche un universitaire dans le Global Times qui dénonce « une faction en déclin au sein de l'économie mondiale », une « véritable secte idéologique » dont « le monde a appris à ignorer les intentions », « il est d'ailleurs approprié que ce sommet soit présidé par le Premier ministre britannique Boris Johnson qui est le grand maître de l'exagération verbale et des gestes vides ». De son côté, le South China Morning Post explique pourquoi « Biden est une complète déception pour l'Asie du Sud-Est dont elle n'a que faire, alors que Pékin maintient des relations solides avec ses homologues asiatiques ». Optimisation fiscale : les milliardaires Jeff Bezos et Elon Musk ne payent pas d'impôts Cela fait les gros titres de la presse américaine, qui tous, rapportent cette enquête de ProPublica selon laquelle les « 25 Américains les plus riches dont Bezos, Bloomberg et Musk ont payé peu, voire pas du tout d'impôts », ces dernières années. « Une inégalité flagrante du système fiscal américain », souligne le New York Times qui explique « les plus riches placent leur fortune dans des actions et des biens immobiliers qui leur permet ainsi d'échapper à l'impôt ». Le patron d'Amazon, l'homme le plus riche du monde « Jeff Bezos n'a ainsi payé aucun impôt entre 2007 et 2011 », « et a même réussi à obtenir un crédit d'impôt de 4 000 dollars pour ses enfants », souligne encore le New York Times qui comme le Washington Post met en avant les réactions indignées d'une partie des élus démocrates. À l'instar de la sénatrice Elizabeth Warren qui défend l'idée de la mise en œuvre « d'un impôt sur la fortune ». « Biden et ses conseillers juge cet impôt irréalisable, mais ils n'ont pas complètement fermé la porte à cette idée », note le Washington Post. Macron giflé, la presse internationale s’inquiète du niveau de violence en France L'info a fait le tour du monde et l'image de l'agression du président français s'affiche même en Une du Wall Street Journal. « Un incident isolé », selon l'Élysée rapporte le quotidien américain qui s'inquiète pourtant de « l'humeur sombre des Français » et rappelle « qu'en avril dernier des généraux à la retraite avait publié une tribune pour affirmer que la propagation de l'islam radical poussait la France vers une guerre civile ». « Que se passe-t-il en France ? », s'interroge de son côté le Suddeutsche Zeitung qui relève « que Macron se fait gifler et que le philosophe Raphaël Enthoven envisage de voter pour Marine Le Pen ». « Un niveau de violence politique préoccupant », estime de son côté Le Temps, le quotidien suisse pour qui « l'élection présidentielle de 2022 se jouera sur un volcan », tout en saluant un président qui a montré « qu'il reste à la portée du peuple, même si cela veut dire à portée de gifle ». « Cancel culture » : des étudiants d'Oxford retirent un portrait de la reine « Comment osent-ils ? », s'insurge le Daily Telegraph qui accuse les étudiants d'Oxford d'avoir « déclenché la fureur » en décrochant le portrait de la Reine dans une salle commune en invoquant « une représentation de l'histoire coloniale du pays ». « Une décision offensante et odieusement ignorante », s'indigne Lord Patton, le chancelier de la prestigieuse université, dans le Times. Indignation partagée par le ministre de l'Éducation Williamson, rapporte encore le Telegraph, qui estime que la reine est devenue « la dernière victime en date de la cancel culture », la culture de l'effacement.



Joe Biden s'en vient « tester la résolution de ses alliés européens »,  face aux menaces chinoises et russes, titre Le Soir, mais « certains européens sont méfiants », explique de son côté le Washington Post qui met en avant que même « si les dirigeants européens sont soulagés par le changement radical de ton avec la précédente administration Trump », les sujets de différends restent nombreux. Analyse partagée par le quotidien belge pour qui « l'administration Biden peine depuis cinq mois à satisfaire aux espoirs fondés en elle par les européens », et de lister à l'instar du Post toute une série de sujets qui fâchent « la non-réciprocité des voyages, sur le plan sanitaire, avec le refus américain d'ouvrir leurs frontières aux touristes européens, la guerre commerciale initiée par Trump qui perdure avec toujours en place les hausses tarifaires sur l'acier et l'aluminium, et concernant l'Otan, le retrait d'Afghanistan décidé par Washington seule, sans en avertir ses alliés ». Et le Washington Post de rapporter une forme d'amertume des européens pour qui « les États-Unis considèrent de plus en plus l'Europe, comme un partenaire junior – dans leur compétition croissante avec la Chine ». « Malgré les déclarations d'amitié et de fidélité à venir », lors des sommets de ces prochains jours, note un analyste américain de la Brookings Institution dans Le Soir « aux yeux de l'Amérique, l'Europe ne semble pas être à la hauteur de la situation ». Et de souligner « la perte de son poids géopolitique, comme l'a montré sa difficile gestion de la crise sanitaire. L'Europe qui rechigne également à hisser ses dépenses militaires à 2% du PIB, et enfin l'Europe qui ne parle pas d'une seule voix à la Chine ». « L'Europe doit prouver qu'elle constitue toujours le plus proche allié des États-Unis, fiable et efficace dans une ère de turbulences à venir », explique encore le Washington Post, c'est ce que Joe Biden s'en vient tester cette semaine auprès de ses alliés européens. Covid : l'Inde change de stratégie et s'ouvre à la vaccination gratuite Une véritable « volte-face » du Premier ministre indien Narendra Modi, explique le Guardian « après des semaines de critiques sur un programme de vaccination bâclé qui a couvert moins de 5% de la population adulte de l'Inde estimée à 950 millions de personnes ». « Dès le 21 juin le gouvernement fédéral prendra le relais des gouvernements des États pour la vaccination, et tous les adultes seront vaccinés gratuitement », explique de son côté l'Indian Express qui attribue ce changement radical de stratégie au coup de semonce de la Cour suprême « qui avait qualifié la politique de vaccination d'arbitraire et d'irrationnelle ». « Seule la vaccination des plus de 45 ans était jusqu'à présent prises en charge par l'État fédéral », souligne encore le Guardian qui rapporte que la côte de popularité du gouvernement Modi est en pleine dégringolade, en raison de sa gestion désastreuse de la pandémie, de 75% en 2019 à 51% actuellement. Le Premier ministre indien qui sera en fin de semaine l'invité du G7 en Cornouailles, souligne de son côté Le Temps pour un sommet spécial sur « la vaccination mondiale ». À Munich en Allemagne, la justice double les peines contre les slogans nazis L’information est à la Une du Suddeutsche Zeitung, le quotidien de Munich, qui souligne que le « parquet de la ville demande désormais des peines plus élevées que dans le reste du pays ». Faire le salut hitlérien ou proférer des « Heil Hitler » est interdit dans toute l'Allemagne « mais dans l'ancienne capitale du mouvement nazi », explique le quotidien « l'interdiction doit être plus forte ». Ainsi en a décidé la magistrature bavaroise, un « Heil Hitler » était passible d'une amende d'un mois de salaire, désormais à Munich l'amende est portée à deux mois de salaire. Une mesure nécessaire pour lutter contre la résurgence de l'extrême droite et l'augmentation « des crimes racistes et antisémites », note encore le Suddeutsche. Bezos, le fondateur d'Amazon va s'envoler dans l'espace à bord de sa propre fusée « Un vol qui concrétise le rêve de toute une vie », écrit le Washington Post qui met avant en avant que Jeff Bezos qui est « à la traîne derrière SpaceX d'Elon Musk et ses contrats avec la Nasa », va avec ce vol, doubler tous ses adversaires « dans la course au tourisme spatial ». « Un concours de vanité entre ultra-riches », estime de son côté Die Welt qui note qu'il s'agira d’un vol très court « un vol de 11 minutes, à 100 kilomètres au- dessus de la terre ». Il reste en tout cas une place à vendre pour un touriste de l'espace, explique le Los Angeles Times, pour l'heure l'enchère a déjà atteint 2,8 millions de dollars, clôture et vente du billet samedi prochain. Décollage prévu le 20 juillet.



 « La CDU triomphe et maintient l'extrême droite à distance », titre Le Soir qui salue la victoire des conservateurs allemands en Saxe-Anhalt, dans ce qui était le « dernier scrutin électoral test à moins de quatre mois des élections générales », qui en septembre marqueront la fin du règne d'Angela Merkel après 16 années au pouvoir. « On peut donc gagner des élections à droite en défendant un cordon sanitaire contre l'extrême droite », souligne encore le quotidien belge à l'instar de la presse allemande qui estime que « cette victoire est une très bonne nouvelle pour Armin Laschet, l'impopulaire chef de la CDU ». « Mais il ne faut pas qu'il se repose sur ses lauriers », met en garde le Suddeutsche Zeitung pour qui « Laschet et les partis centristes doivent maintenant étudier attentivement les leçons de ce scrutin », et notamment, précise le quotidien, « le fait que l'AfD, l'extrême droite, prend racine en ex-RDA », la CDU devrait donc au plus vite examiner les préoccupations des électeurs « si elle ne veut pas connaître le même scénario d'horreur lors des élections au Bundestag ». De son côté Die Welt pointe les résultats décevants des Verts. « Le train Baerbock a déraillé », titre le quotidien. « Avec 6% des voix, Annalena Baerbock, la candidate des Verts à la chancellerie, avoue sa déception ». Et pour Die Welt une chose est sûre, « la campagne fédérale des Verts n'est plus un succès assuré ». Parcours d’obstacles pour la mise en œuvre d’un impôt mondial des multinationales Si la presse dans son ensemble salue « une véritable révolution fiscale en cours », le projet « d'une imposition minimum mondiale » décidée par le G7 le week-end dernier, reste maintenant à bâtir et c'est loin d'être gagné. « Il va falloir maintenant trancher des questions sensibles... à 139 États », souligne Le Soir, « un parcours d'obstacles se dresse désormais sur la voie de la taxation mondiale », explique le Wall Street Journal en Une faisant écho au New York Times pour qui « le plus dur reste à faire ». « Il ne sera pas facile de vendre cette idée aux élus républicains », souligne le quotidien mettant en avant « leur farouche opposition à toute hausse d'impôts » qui augure « d'une rude et longue bataille au Congrès américain ». Et « si un accord est finalement conclu il faudra ensuite attendre 18 mois ou plus pour qu'il soit transposé dans le droit national de chaque pays », explique encore une fiscaliste dans le Wall Street Journal. De son côté le Guardian, met le doigt sur « une grande faille » de cet accord qui pourrait permettre à « Amazon de s'en sortir » sans payer plus d'impôt. « Parce qu'elle réinvestit beaucoup, ses marges bénéficiaires sont très faibles » explique le quotidien britannique. Amazon pourrait ainsi échapper à l'impôt. 230 personnalités mondiales exhortent le G7  à contribuer à la vaccination des plus pauvres Le Guardian a pu consulter cette lettre signée par 230 personnalités dont une « centaine d'anciens Premiers ministres, anciens présidents et ministres des Affaires étrangères », lettre qui devrait être rendue public avant l'ouverture du G7 en Cornouailles vendredi prochain. Parmi les signataires, on trouve notamment le Nigérian Obasanjo, le Sud-Africain De Klerk en passant par Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations unies, ainsi que les anciens Premiers ministres britanniques Gordon Brown et Tony Blair, précise le Guardian et tous demandent aux dirigeants du G7 de payer « les deux tiers des 66 milliards de dollars nécessaires pour faire vacciner les pays pauvres contre le Covid ». Ces anciens dirigeants notent que « moins de 2% des habitants d'Afrique subsaharienne ont été vaccinés contre le Covid, alors qu'à titre d'exemple le Royaume-Uni a désormais vacciné 70% de sa population en 1ère dose ». Le nouveau « royal baby » réconciliera-t-il la famille britannique ? Impossible de rater l'information, reprise dans le monde entier, et en première page bien sûr de la presse britannique. La naissance de « Lilibet Diana », second enfant du prince Harry et de Meghan Markle qui porte donc un prénom symbolique en forme de double hommage à la reine Elizabeth (dont Lilibet est le surnom) et à feu la princesse de Galles, la mère de Harry. « Bienvenue à Lilibet de Californie », titre le Times qui pose la question que se pose la presse mondiale « ce nouveau bébé si bien nommé pourra-t-il contribuer à la grande réconciliation familiale », après les tirs nourris de ses parents contre la monarchie britannique ?. « On le saura quand la petite Lilibet rencontrera pour la première fois sa glorieuse homonyme à Londres », suggère Die Welt qui précise qu'avec la crise sanitaire et les restrictions de voyage, « ce n'est sans doute pas pour demain ».